MUSIQUE EN BOURBONNAIS
La pianiste Mika Akiyama a Châteloy
Clémenti,
Mozart et surtout Chopin seront au programme du
Récital de piano
que proposera
Mika Akiyama, dimanche 29 juillet, à 17 heures, à l'église de Châteloy.
Un concert proposé dans le cadre du Festival Musique en Bourbonnais.
MONTLUÇON. - Mika
Akiyama qui se produira dimanche 29 juillet, à 17 heures, dans l'église
de Châteloy, près de Hérisson (*) , a débuté le piano à Tokyo à
l'âge de 4 ans. A 6 ans, elle effectuait sa première tournée et enregistrait
un concert télévisé.
Son aisance scénique,
sa communication avec le public, sa grâce, lui valent les critiques les
plus élogieuses : « Mika Akiyama est l'une des plus merveilleuses pianistes
que j'ai pu rencontrer. Intelligence, esprit, sensibilité, mais aussi technique
incomparable... » écrivait, il y a quelques années Pierre Petit, directeur
de l'école normale de musique, dans le Figaro.

Le festival de musique en bourbonnais a vu défiler, au cours des années, un florilège de musiciens connus dans le milieu de la musique classique. La jeune pianiste Japonaise Mika Akiyama devait donc faire ses preuves devant le public de l'église de Châteloy dimanche. Pari plus que réussi.
Vétue de sa longue
robe aux motifs argentés, Mika Akiyama ne perd rien de sa sobriété. L'immense
piano à queue noir n'attend qu'elle sur la scène pour vibrer sur la mélodie
des plus grands. L'artiste commence sur la sonate en fa dièse mineur de
Muzio Clementi. Très concentrée, sa délicatesse se ressent dans chacun
de ses mouvements. Transportée par la musique, elle se penche dans le grave,
se redresse dans l'aigu, lève le regard au ciel.
Dans une église
aussi réverbérante, une touche de talent supplémentaire est exigée de la
pianiste qui doit
adapter sa façon de jouer pour ne pas assourdir son auditoire. «Le piano
est un instrument difficile à jouer dans l'église. Certains artistes nous
donnaient l'impression de taper sur leur instrument de manière insupportable.
Mais pas cette fois. », remarquait Annie Emmendoerffer, une des responsables
du festival.
Mika Akiyama
a donc trouvé un bon équilibre qui permet au public de réellement apprécier
Clementi puis Mozart et sa sonate en si bémol majeur. Mais arrivé l'entracte,
le public connaisseur et exigent ne laisse pas tout de suite aller son
en thousiasme. Ce qui le retient ? « On attend Chopin 1 »
MERVEILLEUX CHOPIN
Dès les premières
notes de Chopin, on sent l'assistance captivée par la vivacité du premier
mouvement. Le public semble n'attendre que la fin, par hâte d'assurer
la pianiste de l'émotion qu'elle a reussi à lui procurer. Quand toute l'église
de Châteloy l'applaudit, c'est un plaisir de voir sa modestie et
sa joie. Le deuxième opus comble de même l'assistance, avec ses accents
plus forts, qui finissent tristement et meurent à petit feu.
Les humeurs
de la musique se lisent sur son visage, tantôt calme, tantôt intense. Mika
Akiyama termine par la sonate en si mineur de Chopin. Une touriste hollandaise
s'interroge : « on ne lui donne pas de fleurs à la fin ? ». Mais le mot
« fin » perd sa signification pour une artiste rappelé par deux fois sur
scène. Emue, elle offre à son auditoire une valse de Chopin et un choral
de Bach : « une bonne note religieuse pour la fin », dira Françoise Denizet,
la présdente du festival, enthousiasmée.
Ce n'est d'ailleurs
pas la seule, car le public réceptif a fini par adopter complément la jeune
Japonaise, qui a ravi toute son assistance. « Elle a su faire ressortir
ce qu'il y a de moderne chez Chopin. Elle est à la hauteur de mes espérances
et devrait avoir une belle carrière devant elle », a dit Thierry Leroy,
chargé de la programmation. Il n'est pas le seul à la voir au sommet puisque
certains n'ont pas perdu l'occasion d'avoir son autographe.

La pianiste Mika Akiyama devant l'église de châteloy, monument historique qui surplombe la rivière de l'Aumance et qu'elle a beaucoup apprécié: "L'endroit est magnifique. On est dans le calme alors que d'habitude, le public comme moi même sortons stréssés du métro ou du train".