Cet article est paru dans "La Montagne" du 27 juillet 2001

MUSIQUE EN BOURBONNAIS

La pianiste Mika Akiyama a Châteloy

Clémenti, Mozart et surtout Chopin seront au programme du Récital de piano
que proposera Mika Akiyama, dimanche 29 juillet, à 17 heures, à l'église de Châteloy. Un concert proposé dans le cadre du Festival Musique en Bourbonnais.

 

MONTLUÇON. - Mika Akiyama qui se produira dimanche 29 juillet, à 17 heures, dans l'église de Châteloy, près de Hérisson (*) , a débuté le piano à Tokyo à l'âge de 4 ans. A 6 ans, elle effectuait sa première tournée et enregistrait un concert télévisé.
Son aisance scénique, sa communication avec le public, sa grâce, lui valent les critiques les plus élogieuses : « Mika Akiyama est l'une des plus merveilleuses pianistes que j'ai pu rencontrer. Intelligence, esprit, sensibilité, mais aussi technique incomparable... » écrivait, il y a quelques années Pierre Petit, directeur de l'école normale de musique, dans le Figaro.


Mika Akiyama

Elle participe à de nombreux festivals (Salzbourg, Ravel, Chopin, A. Roussel) et donne des concerts au Japon, aux Pays- Bas, et bien sûr en France où elle vit actuellement.
Les amoureux de l'église de Châteloy et fidèles du Festival de Musique en Bourbonnais auront le plaisir d'écouter Mika Akiyama dans un très beau programme classique et romantique.
En première partie, une des plus belles sonates de Clementi, compositeur anglo-italien précurseur de Beethoven qui le prenait pour modèle, sera suivie d'une sonate de Mozart d'un style différent, alternant tristesse et allégresse.
La deuxième partie sera consacrée à Chopin que les auditeurs seront heureux de retrouver après une longue période d'absence des programmes du Festival : Deux études aux superbes mélodies, profondes et raffinées, et sa dernière sonate, page resplendissante de vie et d'énergie.


(*) Prix des places 110 F et 80 F. Réservations à l'office de tourisme de la Vallée du Cher, 04.70.05.11.44 ou auprès de Mme Sohier au 04.70.06.80.17.
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Cet autre article est paru dans " La Montagne " le 31 juillet 2001

MUSIQUE EN BOURBONNAIS

Mika Akiyama parfait sa notoriété à Châteloy
 

Le festival de musique en bourbonnais a vu défiler, au cours des années,  un florilège de musiciens connus dans le milieu de la musique  classique. La jeune pianiste Japonaise Mika Akiyama devait donc faire ses  preuves devant le  public de l'église de Châteloy dimanche.  Pari plus que réussi.

Vétue de sa longue robe aux motifs argentés, Mika Akiyama ne perd rien de sa sobriété. L'immense piano à queue noir n'attend qu'elle sur la scène pour vibrer sur la mélodie des plus grands. L'artiste commence sur la sonate en fa dièse mineur de Muzio Clementi. Très concentrée, sa délicatesse se ressent dans chacun de ses mouvements. Transportée par la musique, elle se penche dans le grave, se redresse dans l'aigu, lève le regard au ciel.
Dans une église aussi réverbérante, une touche de talent supplémentaire est exigée de la pianiste qui doit adapter sa façon de jouer pour ne pas assourdir son auditoire. «Le piano est un instrument difficile à jouer dans l'église. Certains artistes nous donnaient l'impression de taper sur leur instrument de manière insupportable. Mais pas cette fois. », remarquait Annie Emmendoerffer, une des responsables du festival.
Mika Akiyama a donc trouvé un bon équilibre qui permet au public de réellement apprécier Clementi puis Mozart et sa sonate en si bémol majeur. Mais arrivé l'entracte, le public connaisseur et exigent ne laisse pas tout de suite aller son en thousiasme. Ce qui le retient ? « On attend Chopin 1 »

MERVEILLEUX CHOPIN

Dès les premières notes de Chopin, on sent l'assistance captivée par la vivacité du premier mouvement. Le public semble n'attendre  que la fin, par hâte d'assurer la pianiste de l'émotion qu'elle a reussi à lui procurer. Quand toute l'église de  Châteloy l'applaudit, c'est un plaisir de voir sa modestie et sa joie. Le deuxième opus comble de même l'assistance, avec ses accents plus forts, qui finissent tristement et meurent à petit feu.
Les humeurs de la musique se lisent sur son visage, tantôt calme, tantôt intense. Mika Akiyama termine par la sonate en si mineur de Chopin. Une touriste hollandaise s'interroge : « on ne lui donne pas de fleurs à la fin ? ». Mais le mot « fin » perd sa signification pour une artiste rappelé par deux fois sur scène. Emue, elle offre à son auditoire une valse de Chopin et un choral de Bach : « une bonne note religieuse pour la fin », dira Françoise Denizet, la présdente du festival, enthousiasmée.
Ce n'est d'ailleurs pas la seule, car le public réceptif a fini par adopter complément la jeune Japonaise, qui a ravi toute son assistance. « Elle a su faire ressortir ce qu'il y a de moderne chez Chopin. Elle est à la hauteur de mes espérances et devrait avoir une belle carrière devant elle », a dit Thierry Leroy, chargé de la programmation. Il n'est pas le seul à la voir au sommet puisque certains n'ont pas perdu l'occasion d'avoir son autographe.

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La pianiste Mika Akiyama devant l'église de châteloy, monument historique qui surplombe la rivière de l'Aumance et qu'elle a beaucoup apprécié: "L'endroit est magnifique. On est dans le calme alors que d'habitude, le public comme moi même sortons stréssés du métro ou du train".


Quoi d'autre ?