Le Trio AMARILLIS
avec Maryseult WIECZOREK, Soprano et Philippe CANTOR, basse

 
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Document de présentation distribué lors du Concert ,

 

CONCERT DU 12 AOÛT 2001
EGLISE DE CHATELOY

ENSEMBLE AMARILLIS

Héloïse GAILLARD, flûtes à bec et Hautbois baroque
Violaine COCHARD, clavecin et orgue - Ophélie GAILLARD, violoncelle

Avec Maryseult WIECZOREK, Soprano
Philippe CANTOR, basse

LES ARTISTES
 

AMARILLIS est né en 1994 de la rencontre de trois jeunes musiciennes : une flûtiste à bec et hautboïste, une claveciniste et une violoncelliste. Il a reçu les conseils de Pierre Hantaï, Christophe Rousset, Christophe Coin. L'Ensemble a remporté trois lers prix internationaux : en juillet 95 le 1er Prix du Concours de musique ancienne de York ; en avril 97, avec Maryseult Wieczorek, le ler Prix du Concours « Musique d'Ensemble » organisé par la FNAPEC ; en septembre 97, avec la soprano Patricia Petibon et le ténor Jean-François Novelli, le ler Prix et le Prix du public au concours SINFONIA présidé par Gustav Leonhardt.
Amarillis donne des concerts dans tous les pays d'Europe, a enregistré des émissions pour France-Musique, Radio Classique et la BBC et 3 disques pour le label Ambroisie chaleureusement salués par la critique : « Les musiciens de ce jeune ensemble sont excellents, tant pour le style que pour la technique » (Diapason).


 
Héloïse GAILLARD
a mené de front des études de flûte à bec et de hautbois. Pour la flûte à bec: Diplôme de soliste au Conservatoire Supérieur de Rotterdam. Pour le hautbois, après un ler Prix en hautbois moderne, elle obtient un ler prix au Lemmens Institut de Louvain et se perfectionne auprès de Marcel Ponseele au CNSM de Paris. Elle est de plus licenciée en musicologie. Elle a joué sous la direction de 'T. Coopman,  J.Savall et C.Coin, assure la partie de ler hautbois au Concert Spirituel sous la direction d'Hervé Niquet, se produit en soliste ou en orchestre en France et à l'étranger.


 
Violaine COCHARD
remporte deux 1er Prix au CNSM de Paris: l'un en Basse continue dans la classe de Christophe Rousset, l'autre en clavecin dans celle de Kenneth Gilbert. Elle travaille ensuite avec Pierre Hantaï et Christophe Rousset dans le cadre du cycle de perfectionnement. 1er Prix du Concours international de clavecin de Montréal en juin 99. Elle s'est produite en soliste ou comme continuiste sous la direction de T. Koopman, R.Goebel et C.Coin ainsi que dans les Festivals d'Ambronay, La Chaise-Dieu, Pontoise. Elle donne des récitals ou concerts de musique de chambre en France et en Europe. Elle est actuellement professeur de clavecin au CNR de Montpellier.


 
Ophélie GAILLARD
a remporté au CNSM de Paris les lers prix de Musique de Chambre, Violoncelle et Violoncelle baroque. Elle pratique avec une même passion la musique baroque, classique, romantique et contemporaine. Titulaire de la licence en musicologie de la Sorbonne et du certificat d'aptitude de violoncelle, elle remporte le Troisième Prix du Concours international de violoncelle de Leipzig. Elle donne des récitals et des concerts de musique de chambre en Europe, au Maroc, aux USA, au Japon, en Amérique latine.

 
Maryseult WIECZOREK.
. Après l'étude de la flûte à bec et une formation au clavecin, Maryseult s'oriente à 17 ans vers le chant et reçoit les enseignements de Greta De Reighere, William Christie, Jane Berbié, Nicole Fallien. Elle se produit en France comme à l'étranger lors de récitals de musique sacrée et profane et paticipe à des productions opératiques : entre autres Christie (« I Sant'Alessio » de Landi, « Fairy Queen » de Purcell), pour la Fenice de Venise (« Anacréon » de Cherubini »), pour la Scala de Milan (« Carillon » de Clementi). Soliste pour des productions enregistrées par Erato (« Grands Motets » de Mondonville, « Vêpres de la Vierge » de Monteverdi), elle est actrice et chanteuse dans « Salomé » de Blanca Li, qui met en scène les musiques de Charles Koechlin et se fait accompagner par l'Ensemble Amarillis.


 
Philippe CANTOR
. Après des études d'orgue, il se dirige vers l'interprétation des musiques anciennes au sein des ensembles « Huelgas », « Organum » et « Clément Janequin ». Sa carrière de soliste a débuté avec l'ensemble « Les Arts florissants » (William Christie) et « La Grande écurie et la chambre du roy » (J.Cl. Malgloire). Il a chanté le répertoire baroque sous la direction des plus grands chefs. En 1992, il remporte le Concours de Rennes pour le rôle de « Golaud » dans Pelléas et Mélisande, la maturité de sa voix lui permettant désormais d'aborder les rôles du répertoire du 19ème et 20ème siècle et la création d'oeuvres contemporaines. Il se tourne aussi vers le répertoire de Lied et de la Mélodie française. Sa discographie éclectique s'étend du répertoire médiéval à la musique contemporaine.
 


PROGRAMME

Une Soirée romaine chez le Cardinal Ottoboni
Pietro Ottoboni, fils d'une noble famille vénitienne fut nommé Cardinal le 7 novembre 1689, quatre semaines après l'accession à la Papauté de son cousin Alexandre VIII. Immensément riche, c'était un mécène généreux. Amateur éclairé, il entretint à Rome les meilleurs musiciens d'Europe.

Arcangelo CORELLI (1653-1713): Sonate en fa majeur, Op. 5 N° 4 pour flûte alto et Basse Continue
Elu à l'Académie philharmonique de Bologne en 1670, puis installé à Rome vers 1675, Corelli fut l'un des violonistes virtuoses les plus en vue de la Ville Eternelle. Après un court voyage en Allemagne vers 1680, il revint à Rome, entra au service du Cardinal Panfili, puis à celui du Cardinal Ottoboni, qui avait mis à sa disposition un appartement dans son palais de la Cancelleria.
Vers la fin du 17ème siècle se sont développés en Italie les deux modes principaux de Sonates: la Sonate d'église composée d'au moins quatre mouvements en alternance lent-vif-lent-vif et la Sonate de chambre où se succèdent des mouvements de danses stylisées. Corelli donna à ces deux formes leur modèle définitif adopté dans toute l'Europe. Pour l'instrumentation, il n'existait pas de formation standard. Les oeuvres pouvaient être transposées pour différents instruments.
L'Opus 5 de Corelli comprend 6 Sonates d'église et 6 Sonates de chambre pour violon et Basse continue ( le violoncelle renforcé par le clavecin ). La Sonate n'4 fut réimprimée en 1707 pour flûte à bec. C'est une « Sonate d'église » qui comporte 5 mouvements: Adagio, entrée solennelle au pas lent. Allegro fugué dont le sujet donne lieu à un développement de virtuosité techniquement difficile. Vivace d'abord sur un rythme de danse, puis très orné. Adagio élégiaque. Le dernier Allegro, très virtuose, affirme un rythme de danse.

Georg Fredrich HAENDEL (1685-1759): Cantate "Dalla Guerra amorosa" pour Basse et Basse continue.
Né à Halle, en Saxe, Haendel commença sa carrière à Hambourg, et dès 1706, il partit pour l'Italie. Au 18ème siècle, une bonne connaissance de la musique italienne était indispensable; c'est de là que venait toute science musicale. A Rome, il reçut la protection des grands seigneur et princes de l'Eglise - dont le Cardinal Ottoboni. Sa gloire s'y établit très vite. En juin 1708, il visita Naples, relais de Rome comme capitale artistique de l'Italie. L'opéra, interdit dans la Ville pontificale, y prospérait. De retour à Rome, il reprit sa vie laborieuse et mondaine, composant musique religieuse, oratorios, cantates, sonates. Pendant ces années italiennes, Haendel acquiert le goût du « beau chant », découvrant la liturgie catholique, la cantate, l'opéra. Ses ouvrages en italien sont innombrables. L'Italien a été pour lui un langage de culture universelle, comme il l'a été pour presque tous les Européens de son temps.
La « cantata » est une pièce destinée à la voix, par opposition à la pièce instrumentale, « toccata » (pièce que l'on « touche » sur un clavier) ou « sonata » (pièce que l'on fait « sonner» sur un instrument à vent ou à cordes).
Haendel a écrit plus d'une centaine de cantates italiennes. Ecrites pour une ou deux voix et Basse continue, ce sont des oeuvres de musique de chambre pour voix. La cantate se compose d'un ou deux « arias » en forme « da capo » alternant avec des récitatifs. Le récitatif est destiné à expliquer à l'auditeur le sujet dont il s'agit. L'aria est un morceau de bravoure qui deviendra plus tard l'« aria » de concert.
Haendel a apporté une importante contribution à l'évolution de la cantate. Il a écrit 72 cantates italiennes pour voix solo et continuo et 22 pour due et continuo. Composées pour la plupart durant son séjour en Italie, elles furent pour lui un répertoire mélodique dont il se servit tout au long de sa carrière.
« Dalla guerra amorosa » pour voix solo et Basse continue a été écrite entre 1706 et 1708.

Domenico SCARLATTI (1685-1757): Sonates K. 208 et X 56 pour clavecin.
Contemporain de Haendel, Domenico Scarlatti est né à Naples. Il est le fils d'Alessandro Scarlatti. Il débuta sa carrière comme organiste et compositeur d'opéras. Il semble que c'est à Venise qu'il se lia avec Haendel, d'où ils revinrent ensemble à Rome. Tous deux faisaient partie des « protégés » du Cardinal Ottoboni. Ce dernier aurait organisé un double récital mettant les deux virtuoses en compétition ; la balance serait restée hésitante aussi longtemps que les artistes se seraient limités au clavecin, mais lorsqu'on en serait venu à l'orgue, Scarlatti se serait incliné. En 1720, Domenico partit pour Lisbonne, pour diriger la chapelle du roi Jean V de Portugal et l'éducation de l'infante Maria-Barbara. Lorsque celle-ci épousa l'héritier au trône d'Espagne, il la suivit à Madrid où il vécut jusqu'à sa mort. C'est là qu'il écrivit les Sonates pour clavecin (555 pièces).
La forme de la sonate de Scarlatti est simple : un seul mouvement en deux parties séparées par une barre de reprise. La tradition italienne qu'il avait assimilée auprès de son père se transforma avec la découverte de la guitare et des rythmes populaires espagnols.
La Sonate K.208 en la majeur est un Adagio cantabile où l'on retrouve l'influence du chant flamenco : de larges arabesques vocales se déploient sur des accords de guitare dont la régularité rythmique est inflexible. Elle a sans doute été écrite vers 1753.
La Sonate K.56 en ut majeur, Con spirito, est pleine d'humour, rapide, rythmée, sur une basse ironique, avec d'étonnants « glissandos » dans la seconde partie.
 

Alessandro SCARLATTI (1660-1725) : Cantate « Clori mia, Clori bella » pour soprano, flûte alto et Basse continue.
Né à Palerme, Alessandro Scarlatti débuta sa carrière à Rome, à la Cour de la Reine Christine de Suède, puis quitta Rome pour Naples où il écrivit un nombre considérable de cantates et d'opéras, De retour à Rome en 1703, il devint maître de la musique privée du Cardinal Ottoboni. Réinstallé à Naples en 1723, il y termina paisiblement sa vie. Il a composé près de 800 cantates de chambre. La plupart ne sont pas datées. Il était convaincu que le but de la musique était avant tout « d'émouvoir les passions ». Dans ses oeuvres, la mélodie et l'harmonie expriment ou évoquent ce que disent les paroles. La Basse continue évolue comme un véritable partenaire de la mélodie avec laquelle elle alterne ou qu'elle complète. Les textes des cantates sont signés par des auteurs en vogue, généralement des amateurs distingués. A la fin du XVIlème siècle, la cantate était devenue un des éléments majeurs de la création musicale en Italie. C'est dans l'oeuvre d'Alessandro Scarlatti qu'elle s'est épanouie.
La Cantate « Clori mia, Clori bella »est composée ainsi: Recitativo, Aria (Adagio), Recitativo, Aria.
 


ENTR'ACTE

Georg Friedrich HAENDEL: Sonate Op. 1 N* 5 pour hautbois et Basse continue.
Les Sonates Op. 1 ont été éditées pour la première fois à Amsterdam en 1722. C'était une édition pirate.Une édition « plus correcte que la précédente » fut réalisée sous le contrôle du compositeur. Ces sonates avaient été écrites dans ses années de jeunesse, peut-être déjà en Allemagne; son professeur à Halle - Zachow - connaissait les sonates de Corelli et les admirait. Le hautbois était l'instrument de prédilection du jeune Haendel. Ce sont des « Sonates d'église », où alternent les mouvements lent et vif. La sonate n° 5 comporte également une « Bourrée anglaise » et se termine par un « Menuetto », ce qui la rapproche de la « Sonate de chambre ». Les mouvements sont : un Adagio noble et solennel, un Allegro dont la virtuosité à l'italienne évoque Vivaldi, un Adagio qui est un beau chant lyrique, une Bourrée anglaise aussi carrée qu'une Bourrée française et un Menuetto.

Sonate Op. 1 4 pour flûte et Basse continue.
Celle-ci ne comporte que les quatre mouvements traditionnels de la Sonate d'église.
Larghetto : introduction solennelle appuyée sur un puissant rythme pointé,
Allegro la flûte volubile donne à ce mouvement une allure de concerto à l'italienne.
Adagio le chant très orné en fait une sorte de « cadence ».
Allegro: mouvement au rythme de menuet.

Duetto « Giu nei Tartarei regni vlandreni Madonna » pour Soprano, basse et Basse continue.
Cette cantate fut composée en Italie entre 1707 et 1709.


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