Les articles suivants sont parus dans "La Montagne" entre le 19 et le 23 Juillet 2001
MUSIQUES EN BOURBONNAIS

Vivaldi loin d'être « hors saison» à Tronçais

La nouvelle édition de « musiques en Bourbonnais » s'est déroulée avec succès dimanche après-midi, grâce à la prestation de l'Orchestre Régional d'Auvergne. Comme le veut la tradition, c'est aux forges de Tronçais que le coup denvoi à été donné, coup d'envoi assidûment relayé par la présence de nombreux mélomanes.

La formation de l'Orchestre régional d'Auvergne
interprétant " Le Printemps" de Vivaldi

A l'occasion du lancement de l'édition 2001 de « Musiques en Bourbonnais »,  dans un cadre qui, à l'origine ne se prêtait pas  vraiment à accueillir de la « grande musique » - à savoir l'ancienne forge de Tronçais - l'Orchestre régional d'Auvergne a su faire redécouvrir à un public venu nombreux, l'oeuvre la plus célèbre d'Antonio Vivaldi. Environ 300 personnes sQ sont en effet réunies dans ce décor pour le moins original (pierres apparentes, boiseries, et éclairages) pour (re) goûter une interprétation toute moderne des « Quatre Saisons ». Comme le souUgnait avec justesse Thierry Leroy, vice-président du festival « Mu-' siques en Bourbonnais », les musiciens ont procédé à une interprétation « très dynamique, tout en se faisant respectueuse du texte original ». Un propos qui a permis à Françoise Denizet, la présidente du festival, d'ajouter: « Je me suis étonnée à redécouvrir certaines pages des» Quatre Saisons «que j'avais presque oubliées 1 » Une émotion partagée par un public immédiatement conquis. Chacun s'est en effet surpris à marquer du pied le rythme du « Printemps., ou à fredonner mentalement l'air (vivifiant!) de « L'Hiver ». Et on comprend pourquoi!

Svetlin Roussev, enfant prodige du violon

Il n'est qu'à entendre quelques notes pour se trouver littéralement transporté par un soliste remarqué et remarquable, Svetlin Roussev, ainsi que par une chanteuse à la voix envoutante, Marie-Belle Sandis.

CONCERT BUCOLIQUE

Un concert qui s'est déroulé sous le parrainage de la nature. Thierry Leroy justifie le choix des « Quatre Saisons » de la façon suivante : « Cette année, le festival se fait bucolique. Le choix des "Quatre saisons" s'est imposé naturellement. C'est également une oeuvre typiquement conçue pour un orchestre à cordes. Or, la formation de l'Orchestre régional d'Auvergne, étant à cordes elle s'imposait tout aussi naturellement. De plus, nous attendions leur visite depuis 2 ans! ».
Le coup d'envoi de ce 35ème festival de «Musiques en Bourbonnais» ne laissait pas de surprendre : Arie Van Beck, directeur musical de l'Orchestre depuis 1994, a su mener de main de maître ses musiciens, notamment dans les « Danses roumaines » de Bela Bartok.
Un concert pour le moins éclectique et grand public, puisque le folklore n'était pas en reste. L'orchestre a en effet interprété avec virtuosité et sensibilité les «Chants d'Auvergne» de Joseph Canteloube, qui furent l'objet d'un « bis repetita », bien mérité.
Un début de festival qui laisse présager une suite d'événements musicaux pour le moins prometteurs!

Le prochain concert se déroulera dimanche 29 juillet à 17 heures en l'église de Châtelloy, et sera donné par la pianiste japonaise Mika Akiyama.


MUSIQUES EN BOURBONNAIS

L'orchestre  d'Auvergne fait escale aux Forges de Tronçais

Le festival des musiques en Bourbonnais ouvre dimanche avec le célèbre orchestre dAuvergne, déjà réputé sur lesscènes intemationales. Un répertoire varié et plein de promesses qui commence, dimanche, à 17 heures aux anciennes forges de Tronçais, sur  les quatre saisons de Vivaldi

MONTLUÇON. - L'orchestre d'Auvergne est une des meilleures formations de chambre européennes. Il compte autant d'années qu'il a fait de CD en un an, c'est-à-dire vingt. De l'Allemagne au Japon, des Etats-Unis à la Tchécoslovaquie, il déplace les foules du monde entier. En France, iquier, La Chaise Dieu... Il a  participé aux plus grands festivals : Evian, Saint Riquier, La Chaise Dieu... Il a joué avec les plus grands interprètes et les plus grands chefs, tels que Roberto Benzi, Emmanuel Krivine, Jean-Claude Magloire...
C'est le chef d'orchestre néerlandais Arie Van Beek qui tiendra la baguette dimanche. Directeur musical de l'orchestre d'Auvergne depuis 1994, il est aussi chef principal de l'ensemble « de Doelen », spécialisé dans le répertoire du XXème siècle.
Attaché au conservatoire supérieur de Rotterdam, il dirige plusieurs groupes instrumentaux, avec lesquels il a créé des projets spéciaux (Berlioz-Boulez, Monteverdi-Berio). Il sera accompagné à Tronçais par le violon Svetlin Roussev, d'origine bulgare et la soprano Marie-Belle Sandis.

Sous la direction d'Arie Van Beek, l'orchestre d'Auvergne lancera l'édition 2001  du festival
 « Musiques en Bourbonnais »

L'orchestre se produira dimanche tout d'abord sur les quatres concertos les plus célèbres de Vivaldi. Le printemps, l'été, l'automne, l'hiver, sont tous les quatre construits de façon classique, avec opposition du tutti et du soliste, effusion lyrique dans les mouvements lents, contrastant avec la carrure de l'allegro initial et de l'allégresse du final. Grand virtuose du violon, Vivaldi était aussi homme de théâtre. Il savait créer une atmosphère et représenter par sa musique des événements naturels et surnaturels. Dans la première édition des - Quatre saisons », publiée à Amsterdam en 1725, chaque concerto était précédé d'un sonnet descriptif.
Après l'entracte, l'orchestre enchaînera sur le 4ème mouvement Simple Symphony de Benjamin Britten (1913-1976). Classique, indépendant, doué d'un humour solide mais jamais révolutionnaire, Britten composait avec une facilité étonnante. Le morceau choisi est très classique de forme et de style. Le premier thème au rythme exubérant précède un deuxième plus chantant qui calme le jeu.
La région est à l'honneur également avec les trois Chants d'Auvergne de Joseph Canteloube (1879-1957) : Obal din lou Limouzi (là-bas dans le Limousin), Pastourelle, et la Delaïssado (la Délaissée). Né à Annonay, Canteloube entendit enfant, dans les villages montagnards d'Auvergne, les refrains des danses locales et des chants populaires. Les cinq séries de ses chants d'Auvergne  ont atteint une notoriété mondiale, suscitant même un film américain (1955) et maintes chorégraphies.
Sept danses roumaines de Bela Bartok se succéderont ensuite. Ces compositions répondent à une volonté de "munir la mélodie paysanne d'un accompagnement sans rien y changer, ou en la variant à peine. » La mélodie et le rythme sont ici authentiques et dans son harmonisation, Bartok respecte le caractère modal de la musique populaire.
La soirée s'achèvera sur quatre Chants d'Auvergne de Canteloube : la Fiolaïré (la Fileuse), Io Calhé (la Caille), Brezairola (Berceuse) et lou Boussou (le Bossu).

L'orchestre d'Auvergne se produira sur ce répertoire dimanche aux anciennes Forges de Tronçais à 17 h.


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