A l'occasion du lancement de l'édition 2001 de « Musiques en Bourbonnais », dans un cadre qui, à l'origine ne se prêtait pas vraiment à accueillir de la « grande musique » - à savoir l'ancienne forge de Tronçais - l'Orchestre régional d'Auvergne a su faire redécouvrir à un public venu nombreux, l'oeuvre la plus célèbre d'Antonio Vivaldi. Environ 300 personnes sQ sont en effet réunies dans ce décor pour le moins original (pierres apparentes, boiseries, et éclairages) pour (re) goûter une interprétation toute moderne des « Quatre Saisons ». Comme le souUgnait avec justesse Thierry Leroy, vice-président du festival « Mu-' siques en Bourbonnais », les musiciens ont procédé à une interprétation « très dynamique, tout en se faisant respectueuse du texte original ». Un propos qui a permis à Françoise Denizet, la présidente du festival, d'ajouter: « Je me suis étonnée à redécouvrir certaines pages des» Quatre Saisons «que j'avais presque oubliées 1 » Une émotion partagée par un public immédiatement conquis. Chacun s'est en effet surpris à marquer du pied le rythme du « Printemps., ou à fredonner mentalement l'air (vivifiant!) de « L'Hiver ». Et on comprend pourquoi!
Svetlin Roussev, enfant prodige du violon
Il n'est qu'à entendre quelques notes pour se trouver littéralement transporté par un soliste remarqué et remarquable, Svetlin Roussev, ainsi que par une chanteuse à la voix envoutante, Marie-Belle Sandis.
CONCERT BUCOLIQUE
Un concert qui
s'est déroulé sous le parrainage de la nature. Thierry Leroy justifie le
choix des « Quatre Saisons » de la façon suivante : « Cette année, le festival
se fait bucolique. Le choix des "Quatre saisons" s'est imposé naturellement.
C'est également une oeuvre typiquement conçue pour un orchestre à cordes.
Or, la formation de l'Orchestre régional d'Auvergne, étant à cordes elle
s'imposait tout aussi naturellement. De plus, nous attendions leur visite
depuis 2 ans! ».
Le coup d'envoi
de ce 35ème festival de «Musiques en Bourbonnais» ne laissait pas de surprendre
: Arie Van Beck, directeur musical de l'Orchestre depuis 1994, a su mener
de main de maître ses musiciens, notamment dans les « Danses roumaines
» de Bela Bartok.
Un concert pour
le moins éclectique et grand public, puisque le folklore n'était pas en
reste. L'orchestre a en effet interprété avec virtuosité et sensibilité
les «Chants d'Auvergne» de Joseph Canteloube, qui furent l'objet d'un «
bis repetita », bien mérité.
Un début de
festival qui laisse présager une suite d'événements musicaux pour le moins
prometteurs!
Le prochain concert se déroulera dimanche 29 juillet à 17 heures en l'église de Châtelloy, et sera donné par la pianiste japonaise Mika Akiyama.
MUSIQUES EN BOURBONNAIS
MONTLUÇON. -
L'orchestre
d'Auvergne est une des meilleures formations de chambre européennes.
Il compte autant d'années qu'il a fait de CD en un an, c'est-à-dire vingt.
De l'Allemagne au Japon, des Etats-Unis à la Tchécoslovaquie, il déplace
les foules du monde entier. En France, iquier, La Chaise Dieu... Il a
participé aux plus grands festivals : Evian, Saint Riquier, La Chaise Dieu...
Il a joué avec les plus grands interprètes et les plus grands chefs, tels
que Roberto Benzi, Emmanuel Krivine, Jean-Claude Magloire...
C'est le chef
d'orchestre néerlandais Arie Van Beek qui tiendra la baguette dimanche.
Directeur musical de l'orchestre d'Auvergne depuis 1994, il est aussi chef
principal de l'ensemble « de Doelen », spécialisé dans le répertoire du
XXème siècle.
Attaché au conservatoire
supérieur de Rotterdam, il dirige plusieurs groupes instrumentaux, avec
lesquels il a créé des projets spéciaux (Berlioz-Boulez, Monteverdi-Berio).
Il sera accompagné à Tronçais par le violon Svetlin Roussev, d'origine
bulgare et la soprano Marie-Belle Sandis.
Sous la direction d'Arie Van Beek, l'orchestre d'Auvergne lancera
l'édition 2001 du festival
« Musiques
en Bourbonnais
»
L'orchestre d'Auvergne se produira sur ce répertoire dimanche aux anciennes Forges de Tronçais à 17 h.