La saison
des Fédérés reprend samedi 22 septembre
à 18 h 30, avec une présentation globale des pièces par les équipes artistiques.
Pour la première, sera proposé un texte de Jean-Bernard Pouy,
54x13, interprété par Jacques Bonnaffé, l'histoire de l'exploit
soortif d'un cvciiste anonyme.
La nouvelle saison
des Fédérés s'ouvre sur une épopée sportive. De comédies loufoques en contes
modernes, Jean-Paul Wenzel et Olivier
Perrier, codirecteurs, accueillent les nouvelles créations à grands
coups de pédale. La présentation des neuf pièces de l'année, par les équipes
artistîques, aura lieu, à 18 h 30, samedi 22 septembre.
Cette année, le
public aura le plaisir de voir Olivier Perrier monter sur scène les 27
et 28 novembre, dans l'École des Femmes de Molière où, dans une mise en
scène de Jacques Lassale, il jouera Arnolphe. Jean-Paul Wenzel s'est chargé
de la mise en scène de Blessures au visage et autres textes d'Howard Barker,
qui est prévue en mars.
54 X 13 est un roman,
un monologue, de Jean-Bernard Pouy, auteur de la Série noire. 54 x 13 est
le geste héroïque d'un anonyme dunkerquois, Lilian Fauger, champion d'un
jour. Jacques Bonnaffé, qui l'interprétera sur la scène du théâtre des
Îlets à partir de 20 h 30, l'a adapté au théâtre et mis en scène. La tête
dans le guidon, il est accompagné par Eric Le Lann à la trompette. A 20
h 30, sera proposé 54 X 13, de Jean-Bemard Pouy, pièce dans laquelle le
spectateur s'immisce dans les rangs des coureurs du Tour de France le temps
d'une échappée. La soirée est gratuite,
La bicyclette à
l'honneur au théâtre, c'est plutôt rare... Pourtant le vélo ressemble à
la tragédie grecque, car : «on y retrouve tous les types de héros: le chef
opportuniste, le traître, le jeune héros inutile qui ne gagne jamais»,
expliquait Jacques Bonnaffé.
« Dès l'origine,
la bicyclette a suscité commentaires et morceaux de bravoure. Comme si
cette adjonction à l'effort de l'homme, cette opportunité nouvelle de crever
les limites de la souffrance avec les chaînes, des petits pignons, un cadre
solide et deux roues, affolaient du même coup certaines machineries du
langage ».
ÇA GRIMPE DUR
L'échappée du Tour
vue par son interprète, ce n'est pas la belle littérature. C'est quelque
chose de plus urgent à dire, que l'on découvre au fil des mots.
« Ça y est, ça remonte
: en danseuse. La dernière côte, si je me souviens bien. J'espère. Merde,
on n'est pas loin de Nogaro. Bientôt dans les Landes. Et ça grimpe dur,
dur... Des quarts, des gamelles, des bidons, des bibis, des dondons,
des quarts, des gamelles, melles, melles, des quarts, des gamelles, des
bidons ».
Jacques Bonnaffé
a travaillé au théâtre sous la direction notamment de Gildas Bourdet (Les
Bas-Fonds, Britannicus), et au cinéma avec Jean-Luc Godard (Prénom Carmen)
et bien d'autres. Il a tourné cet été avec jacques Rivette (Va savoir)
et travaille à une mise en image de son spectacleCafougnette et l'défilé.
Éric Le Lann est
trompettiste et compositeur. Prix Django Reinhard de l'académie du jazz,
il joue en ce moment dans la bande annonce du film de Bertrand Blier Les
Acteurs et sort un CD avec Martial Solal: Portrait in black and in white.