Le Château fera l'objet d'une publication spécifique relatant son histoire et son architecture. Il est actuellement en restauration , sous l'égide du CONSEIL GENERAL DE L'ALLIER et sous le contrôle des MONUMENTS HISTORIQUES : la tranche de travaux 1996/1997 est maintenant achevée . La poursuite du plan de sauvegarde doit s'étaler sur plusieurs années.
A titre d'introduction ,un article paru dans la presse régionale et un diaporama présentant quelques vues prises lors des travaux de1996/1997.
Article paru dans "LA MONTAGNE" du lundi 14 avril 1997
Le chantier avance sur les ruines du château fort d'Hérisson, Sa partie orientale, coiffée de tuiles, affrontera sans risque les intempéries, Elle continue de recevoir son lot de pierres neuves et un solide escalier à vis monte actuellement dans la tour voisine du donjon
MONTLUÇON. - infiltrations, fissures et éboulements consécutifs
ne seront plus le lot des ruines altières du donjon « grand logis »,
du petit donjon ni de la tour est du château d'Hérisson
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Le premier résultat est là des travaux entrepris au début de l'an dernier. Ce qui reste de la forteresse médiévale était tête nue. Ce n'est plus le cas pour la partie orientale du monument, couverte de tuiles creuses.
photo 1 : Des tirants métalliques retiennent définitivement deux tronçons de voûte auparavant menaçants.
C'est la solution « de sécurité qui a été retenue parFrançois Voinchet, architecte en chef des monuments historiques. Pas de moyens de savoir exactement », selon lui, si au cours de sa longue histoire (commencée au Xl' siècle), l'édifice a eu de telles toitures. " Toutes les églises romanes, dans la région, sont couvertes de tuiles creuses", note-t-il quand même. En ajoutant que concernant le château, les tuiles posées sont invisibles du sol.
photo 2 : « Tuiles creuses sur voûte et remblai de pouzzolane » explique Michel Frisot, de la société Jacquet.
En tout cas, pas question de chercher à reconstituer des créneaux,
par exemple. « C'est une consolidation, pas une reconstruction »,
rappelle Michel Frisot, responsable de l'agence de Saint-Pourçain de
l'entreprise Jacquet, qui effectue les travaux. Ses collaborateurs ont posé
les tuiles, qui tiennent au moyen de clous, sur une voûte et un remblai de
pouzzolane
(2)
.
« comme dans le temps ».
MAÇONNERIE « BIO »
Dessous, les vieilles pierres elles-mêmes sont l'objet des soins des spécialistes. Beaucoup sont déjà remplacées dans la partie supérieure des ruines. La pierre utilisée est principalement un grès en provenance de Saulzais-le-Potier, commune du Cher voisin. " Il correspond à la pierre originelle ", explique François Voinchet. " La couleur est la même. Si l'on remarque des différences, c'est en raison de l'oxydation des pierres non remplacées. Dans quelques dizaines d'années, les nouvelles auront subi le même sort ".
Et pour faire tenir le tout, la société Jacquet utilise de la chaux naturelle. A l'ancienne. « Nous sommes à la maçonnerie ce que le bio est à l'agriculture », plaisante Michel Frisot. Il ajoute que beaucoup du travail déjà effectué « ne se voit pas ». Il s'agit de « remaillages, d'injections destinées à combler des trous ».
Autre chose ne se voit pas : la manière dont ont été consolidés les arcs subsistant de deux voûtes amputées, qui jadis se prolongeaient sur la partie disparue du donjon.
Elles s'élancent dans le vide et des pierres continuaient à en tomber « d'autant qu'elles subissent la charge énorme d'encorbellements situés au-dessus » .
CENT-DEUX MARCHES
La solution adoptée par l'architecte et l'entreprise Jacquet : forer la pierre des deux tronçons de voûte et y introduire des tirants en acier inoxydable, fixés derrière le mur à un chaînage de béton armé. Plus rien ne devrait choir !
photo 3 :La forteresse restera ruine, mais ruine belle et solide.
La consolidation sera vraiment définitive quant sera achevé un escalier à vis qui constituera un lien entre le petit et le grand donjon. La ville d'Hérisson, avait déjà expliqué le maire adjoint Jean Guilliet, projette de créer dans le bâtiment des espaces ouverts au public. En attendant, les gens de chez Jacquet ont commencé à poser 102 marches de pierre, toutes neuves, dans la tour d'escalier.
La tranche de travaux en question, qui aura coûté quelque 4
millions de francs, est en voie d'achèvement. La seconde tranche
concernera la partie la plus occidentale des ruines. "On attend pour
l'instant le déblocage des crédits correspondant ", signale
Jean Guilliet. Les collectivités partenaires dans cette opération
(commune, département, région) versent leur part
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.
au fur et à mesure de la demande du maître d'ouvrage : l'Etat.
Ludovic MARÉCHAL.
Photos : Pascal MOUCHONNET.
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Cadre de nombreux événements
historiques, la forteresse d'Hérisson fut démantelée en
1652. Elle est resté presque à l'abandon pendant trois siècles,
victime de prélèvements de pierre des habitants de la région
qui s'en servaient comme d'une carrière.
Et victime du temps. En 1890 notamment, le grand donjon s'était fendu en deux.
(2)
Roche volcanique très
isolante.
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Le fonds créé
pour finance les travaux est alimenté pour moitié par l'Etat et
pour un quart par le département. La région (15 %) et la commune
(10 %) apportent le reste.