Le Quatuor CASTAGNERI

 
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L'article qui suit est paru dans "LA MONTAGNE" du 14 Aôut 2000

Cordes et piano a Châteloy


Debussy, Beethoven et Schumann se sont trouvés réunis hier soir, en l'église de Châteloy, grâce au quatuor Castagneri et à la pianiste Anne Queffélec. Un concert sous le signe de la virtuosité.
 

Le Festival de musique de Châteloy continuait, hier en fin d'après-midi, avec le quatuor Castagneri et la pianiste Anne Queffélec. Celle-ci les a rejoints sur scène seulement lors de la deuxième partie du spectacle pour interpréter le Quintette pour piano et cordes de Schumann. Le concert a donc débuté avec les quatre musiciens jouant le Quatuor de Debussy et le 16e Quatuor de Beethoven. L'église de Châteloy a fait «salle» comble et chaque morceau a été longuement applaudi par un public enthousiaste et chaleureux.

Le quatuor, formé il y a six ans au Conservatoire national supérieur de Musique de Paris, est le lauréat de nombreux concours internationaux : Munich, Londres, Bamff (Canada), Florence et Evian. Les membres du groupe, Jean-Marc Bourret (violon), Martial Gauthier (violon), Daniel Vagner (alto) et Yovan Markovitch (violoncelle), ont également participé à la master class de l'association ProQuartête et joué avec de nombreux autres quatuors tels qu'Amadeus, Berg ou LaSalle. Leur rencontre avec Anne Queffélec s'est faite tout naturellement au Festival de Sceaux et leurs talents respectifs leur ont donné l'envie de se réunir cette année. La cinquantaine de concerts qu'ils donnent par an et qui les occupe trois mois pleins, leur permet de faire de nombreuses rencontres et voyages bien qu'ils n'aient que rarement le temps de faire du tourisme. De renommée internationale, ils se sont produits en Hollande, en Russie, en Belgique ou au Burkina Faso où ils ont pu apprécier le talent des musiciens africains.


Pause méritée entre les deux parties du concert
pour Anne Quéffelec et le quatuor Castagneri

Anne Queffélec, a suivi, elle aussi, un parcours  «classique » : conservatoire et concours internationaux. Titulaire du baccalauréat de philosophie, elle joue de cet instrument depuis son plus jeune âge, sa mère ayant reçu une formation de piano. Un emploi du temps chargé, donc, pour atteindre un tel niveau. Elle est cependant heureuse d'avoir fait des études à l'école et non par correspondance. Elle a pu, ainsi, éviter de se sentir seule comme l'ont été nombre de pianistes car, contrairement aux instruments à cordes qui se jouent généralement en orchestre, le piano se joue le plus souvent seul.

Ses concerts l'entraînent à travers de nombreux pays mais elle affectionne particulièrement l'Angleterre où elle se rend quatre à cinq fois par an. «Les Anglais ont une vie musicale très riche, précise-t-elle, ils ont de nombreuses filières pour devenir musicien, nettement plus que la France». Elle aime également faire profiter les gens de son expérience et de son amour pour la musique. En effet, elle donne des cours en France ou à l'étranger afin de préparer les musiciens professionnels à la scène. Sa réputation et son talent se sont confirmés hier soir en compagnie du quatuor Castagneri.
 


Ci-après, le document d'accompagnement du concert .


 
 

FESTIVAL DE MUSIQUE EN BOURBONNAIS

CONCERT DU 14 AOÙT 2000
EGLISE DE CHATELOY

QUATUOR A CORDES: QUATUOR CASTAGNERI
        Jean-Marc BOURRET, ler violon - Martial CAUTHIER, 2d violon
        Daniel WAGNER, alto - Yovan MARKOVITCH, violoncelle

PIANO: Anne QUEFFELEC

LES ARTISTES

Les quatre musiciens du QUATUOR CASTAGNERI, venus des Conservatoires de Paris et de Lyon, se sont réunis en 1994 pour fonder cet Ensemble. Parallèlement à un cycle de perfectionnement au CNSM de Paris, les artistes ont suivi l'enseignement d'éminents membres de quatuors sous l'égide de l'Association Pro Quartet (Quatuor Alban Berg, Quatuor de Tokyo, Quatuor Amadeus). Dès 1996, ils remportaient un prix à Evian, un 3ème prix à Munich et un 2ème prix au Concours Vittorio-Gui de Florence. Le Quatuor est actuellement résident Pro Quartet en Seine-et-Marne, où il collabore à un projet pédagogiquede diffusion du Quatuor à cordes.
Invité à jouer dans de nombreuses salles parisiennes (Pleyel, Opéra-Bastille, Théâtre du Châtelet), engagé à Munich, Rome, Copenhague, Londres, il poursuit en même temps sa collaboration avec les principales radios européennes.
Animés par une curiosité inaltérable et un engagement juvénile, ces quatre jeunes interprètes abordent le répertoire le moins ressassé: les Quatuors de Zemlinsky tout autant que ceux de Haydn, Beethoven, Brahms ou Debussy, accompagnant même Jessye Norman dans la "Chanson perpétuelle" de Chausson. Doué d'une excellente technique et d'une musicalité communicative, le Quatuor Castagneri est parrainé par l'Association Pro Quartet, la Fondation d'Entreprise NATEXIS et l'Association Française d'Action Artistique.
Soucieux d'élargir son répertoire, le Quatuor se produit avec des solistes de haut niveau, tels que le violoniste Renaud Capuçon, le flûtiste Philippe Bernold, le hautboïste François Leleux. Pour la seconde partie de ce concert à Châteloy, ils auront comme partenaire la grande pianiste ANNE QUEFFELEC.
Jouant en récital dans les plus importantes salles d'Europe ou avec les orchestres les plus prestigieux, elle figure parmi les pianistes les plus aimés de sa génération. Passionnée de pédagogie, elle donne régulièrement des master-classes en France, en Angleterre et au Japon. Elle est fréquemment invitée à participer aux jurys des grands concours internationaux. Son art est très éclectique, comme en témoigne son importante discographie : Scarlatti, Liszt, Chopin, Schubert, Mozart, Fauré, Debussy, Ravel, Satie (best-sellers de Virgin Classics)
En 1998, Anne Quéffelec a été promue au rang de Chevalier de la Légion d'honneur.
"Anne Queffélec: la découverte d'une âme" titrait à Munich le "Suddeutsche Zeitung".

LE  PROGRAMME
 

Claude DEBUSSY (1862 - 1918): Quatuor à cordes op.10.

Dans ce Quatuor se révèle la personnalité complexe de Claude Debussy.
Il avait reçu au Conservatoire de Paris une solide formation classique, mais en avait toujours discuté les principes. Il voulait créer de nouvelles formes, une musique "assez souple, assez heurtée pour s'adapter aux mouvements lyriques de l'âme, aux caprices de la rêverie". Si, pour obtenir le Prix de Rome, il avait écrit une Cantate dans un style traditionnel, les oeuvres qu'il présenta ensuite aux Académiciens des Beaux-Arts commencèrent à les choquer.
Son inspiration libre, il la trouvait en fréquentant les écrivains et les peintres impressionistes et symbolistes. Au cours d'un séjour en Russie, il découvrit les grands compositeurs russes. Grâce à l'Exposition Universelle de 1889, la musique d'Annam et de Java lui révéla de nouveaux modes, de nouveaux rythmes. Avec tout cela - mais aussi par son génie - se créait peu à peu son propre langage : mélodies dégagées des modes majeur et mineur, mélanges combinaisons d'accords qui créent de nouveaux effets sonores, rythmes irréguliers, mobiles.
Et pourtant, en 1893, Claude Debussy décida d'écrire un Quatuor à cordes, la forme la plus traditionnelle et structurée de musique de chambre. Ce fut un rude effort :"Je n'arrive pas à ce que je voudrais qu'il fût - écrivait-il à Ernest Chausson - et voilà trois fois que je recommence".
L'oeuvre tant travaillée fut présentée à la "Société Nationale" le 29 décembre 1893.

De coupe classique en 4 mouvements, ce Quatuor est construit sur le principe "cyclique": un thème, base de la partition, reparaît plus ou moins transformé dans toute l'oeuvre.
Il est présenté avec vigueur dès la première mesure du ler Mouvement, Animé et très décidé.. Ce thème est rapide et bref (onze notes), conçu dans le mode phrygien avec un rythme et un dessin caractéristiques. Après un passage mélodique, une montée crescendo aboutit à un point d'orgue. Le violoncelle redit le thème du début, et un second thème doux et calme est chanté par le ler violon et l'alto. Ces deux thèmes sont développés, ce qui donne lieu à des altemances de passion et de rève. La réexposition se déroule librement. Après une accélération progressive, une courte et brillante coda marquée Très animé conclut le morceau.
Le 2ème Mouvement - Assez- vif et bien rythmé fait, dès la lère mesure, un usage virtuose du pizzicato. L'alto chante le thème cyclique avec un nouveau rythme et un autre caractère. Ce thème est ensuite transformé en valeurs longues, et devient expressif. Les deux formes altement, toujours sur un fond de pizzicato qui évoque l'influence du "gamelan " javanais.
Le3ème Mouvement - Andantino, doucement expressif - est un grand nocturne mélancolique. Les quatre instruments utilisent la sourdine. Une mélodie est chantée d'abord. par l'alto, puis par les deux violons, puis par le violoncelle. Après une montée crescendo et un rappel du thème cyclique, la sourdine est reprise, le chant du début revient et s'évanouit pianissimo.
Le 4ème Mouvement - Très modéré puis Très mouvementé et avec passion - commence par un récitatf en une introduction de 30 mesures, d'abord très modéré, puis en progression serrée. Alors le thème cyclique paraît à l'alto très mouvementé. Après un passage doux et expressif où le thème est chanté en valeurs longues, divers épisodes se succèdent utilisant toujours ce thème cyclique avec des rythmes et des harmonies nouvelles. Une stretted'un irrésistible élan amène la conclusion, très brève.
 

Ludwig van BEETHOVEN (1770 - 1827) : Quatuor à cordes n° 16 - Op. 135

Dans le troisième quart du l8ème siècle apparut une forme musicale d'un genre tout-à-fait nouveau: le Quatuor à cordes, quatre instruments de la même famille jouant ensemble, chacun conservant son indépendance - ce qui en fait une conversation à quatre. Il trouve ses origines dans le "Divertamento a quattro" autrichien et c'est Haydn qui en concrétisa le passage au Quatuor, créant cette forme de musique pure où le musicien s'exprime dans un ton de confidence intime. Il lui donna sa structure en quatre mouvements, "style sonate". Il en composa 68. Dans ce domaine, il fut le maître à penser de Mozart qui en composa 23. Le Quatuor à cordes avait alors atteint un degré de perfection qui semblait insurmontable. Le génie de Beethoven s'en empara et l'emmena sur des chemins nouveaux. D'abord fidèle à ses modèles, il imposa peu à peu son propre langage.
Les 16 Quatuors de Beethoven constituent le domaine de sa plus profonde et plus secrète pensée. Ils n'ont pas été écrits dans une continuité régulière mais apparaissent par groupes de cinq ou six dans des périodes de sa vie où il éprouve le besoin de se recueillir. Si dans les premiers (1798-1806) il suit de près l'exemple de Haydn, à partir de 1806 il s'écarte de plus en plus des traditions formelles et accorde plus de liberté à chaque instrument. Les cinq derniers (1822-1826) sont l'expression la plus intérieure de sa création, sans ornement et sans emphase.
Le 16ème Quatuor est la dernière oeuvre complètement achevée de Beethoven, composé très rapidement au cours de l'été 1826. Malgré les soucis importants que lui donne son neveu Karl - qui tenta de se suicider -, il ne ralentit pas le rythme de son activité ni de sa création musicale. L'oeuvre ne comporta d'abord que trois mouvements. Le mouvement lent ne fut écrit qu'ensuite : c'est celui que Beethoven qualifie de "doux chant de repos, chant de paix", retour à la séréaité après la crise. De fait, ce dernier Quatuor n'est pas un geste pathétique, mais un sourire à la vie.
  Le ler Mouvement, Allegretto, de"forme sonate", est d'une merveilleuse finesse d'écriture. Des petites notes pertinentes à l'alto sur quatre mesures, immédiatement suivies d'un motif joyeux, par groupe de quatre notes rapides sur pizzicato du violoncelle ne constituent pas vraiment un thème mélodique, mais une cellule que l'on retrouvera dans tout le mouvement. Plus loin, après un passage de transition s'impose un second thème, énergique, montant en arpèges jusqu'au, suraigu des premiers violons. Le développement utilise tous ces éléments, dans un style transparent, léger et équilibré. Après une réexpostion pas très régulière, le morceau se termine légèrment, sur le motif de quatre notes.
Le 2d Mouvement, Vivace, est un grand scherzo d'une vigueur peu ordinaire. Beethoven joue avec les rythmes, déstabilisant ses auditeurs. Le départ est murmuré, et deux éléments se dégagent: un chant en valeurs longues alterné entre ler violon et alto, et un motif en notes piquées. Puis les instruments échangent leurs rôles, et se rejoignent, toujours dans un rythme implacable. Une partie centrale - ce qui tient lieu de Trio - casse cette "polyrythmie" : un faisceau de quatre croches tourne sur lui-même à la basse et se répète cinquante fois, tandis que le ler violon chante dans l'aigu un air de danse endiablé. Le ton baisse jusqu'à un pianissimo et le Scherzo repart comme au début du mouvement. La conclusion se fait sur des accords brefs et un point final affirmatif.
Le 3ème Mouvement, Lento, est le "doux chant de repos ou chant de paix". Il est écrit en forme de thème et variations. Le thème, sobre et beau, parfois troublé par quelques notes anxieuses, est présenté par le ler violon dans son registre grave, montant ensuite vers l'aigu. La lère variation, plus lente que le thème est une mélodie hésitante, oppressée, coupée de silences. La sérénité revient dans la seconde variation, où le chant initial est traité en canon par le violoncelle et le ler violon, soutenus par les voix intermédiaires. Dans la 3ème variation, simple et tendre, la mélodie est transformée par le ler violon, sur une basse doucement balancée.
Le 4ème Mouvement comporte un titre :"La décision difficilement prise". Il commence par un Grave qui porte en exergue :"Le faut-il ?", suivi d'un Allegro qui en est la réponse :"Il le faut".
Cette "énigme" a suscité beaucoup d'excès littéraires : est-ce une interrogation du Destin ? est-ce comme l'affirme son ami Schindler - un débat de conscience au sujet du renvoi de sa cuisinière ? La vérité - découverte dans les esquisses du musicien - est une simple anecdote : un certain Dembscher ayant voulu faire jouer chez lui un Quatuor de Beethoven sans bourse délier, ce dernier exige qu'il lui paye 50 florins. Atterré, Dembscher demande :"Le faut-il ?" et Beethoven de répondre par un joyeux canon "Il, le faut, oui, oui..." dont il reprendra le thème dans le Finale.
Le Grave - "Le faut-il ?" est bâti sur le motif interrogatif. La question est posée par les basses par deux fois, reprise en imitation par les violons et l'alto qui insistent. Les notes répétées forte, les silences sont chargés de tension, qu'un crescendo porte à l'extrème.
Une chute rapide prépare l'attaque du motif affirmatif - la réponse vigoureuse: Il le faut de l'Allegro. Un motif legato,apaisé, est murmuré piano au violon et à l'alto. Vient ensuite un second thème heureux et calme qui prend rallure d'une marche populaire viennoise. Ces trois éléments sont développés. Leur sérénité est troublée par le retour de la question Grave et de ses notes répétées. Puis l'Allegro reprend ses deux motifs heureux. La réponse "Il le faut" semble sêtre adoucie et chante à la façon d'une ronde insouciante. Elle terminera le mouvement, associée à la joie souriante de la marche en pizzicato.
 
 

ENTR'ACTE

Robert SCHUMANN ( 1810 - 1856).- Quintette pour piano et cordes en mi bémol majeur Op. 44

En 1839, Liszt écrivait à Robert Schumann :"Je crois déjà vous avoir exprimé le désir que j'éprouvais de vous voir écrire quelques morceaux d'ensemble, trios, quintettes, ou septuors. Me pardonnez-vous d'insister encore sur ce point ?" En 1842, cédant aux instances de son ami, Schumann surprit le monde musical en écrivant coup sur coup trois Quatuors à cordes, le Quintette et un Quatuor pour piano et cordes. Après les trois Quatuors, le piano, associé à son amour pour Clara, avait repris ses droits. Et dans cette prédilection pour le piano, Schumann s'avère un véritable enfant du siècle romantique.
Le Quintette de Schumann est le premier grand chef d'oeuvre conçu pour piano et quatuor à cordes. Son exemple sera suivi par maints compositeurs romantiques ( Brahms, Dvorak, Franck, Chostakovitch et bien d'autres). C'est aussi l'une de ses plus célèbres oeuvres de chambre où il allie la rigueur du style du Quatuor à la fantaisie imaginative, la richesse, la liberté concertante de son écriture pianistique.
Le Quintette comporte les quatre mouvements classiques : Allegro brillante, In modo d'una marcia - Un poco largamente, Scherzo: Molto vivace, Finale: Allegro ma non troppo.
Le ler Mouvement, Allegro brillante, s'élance avec fougue en une idée impérieuse, qui se transforme en une variante rêveuse en mi mineur. Annoncé par le piano, arrive le 2ème thème, merveilleuse mélodie lyrique présentée par levioloncelle imité par l'alto. Avant la fin del'exposition reviennent l'exubérance du début et son profil mélodique. Dans le vaste développement sur le thème principal, le piano domine. La réexposition, classique, est suivied'une coda pleine d'élan.
Le mouvement lent en ut mineur - In modo d'una marcia. Un poco largamente - est l'une des plus grandes et des plus fameuses marches funèbres de la musique romantique. Le thème principal, avec ses dissonances poignantes, ses silences angoissants, s'ébranle pesamment Il cède la place à une prière chantée par le ler violon et le violoncelle, comme une mélodie "consolante". Puis retour de la marche funèbre et de son souffle haletant. S'élance alors une chevauchée sauvage et passionnée, tableau typiquement romantique. Puis l'écriture heurtée du piano s'apaise peu à peu et le ler thème - à l'alto - se fond avec les derniers soubresauts de ce troisième élément. Après le dernier retour de la marche funèbre, la pièce s'éteint peu à peu.
Le 3ème Mouvement - Scherzo : Molto vivace - retrouve la clarté du ton principal. C'est un bouillonnement de gammes montantes et descendantes. Le ler Trio amène un contraste, un rêve lointain. Puis reviennent les gammes du Scherzo. Un 2ème Trio les interrompt, impétueux et passionné comme une danse hongroise. Retour du Scherzo, suivi dune coda exubérante.
Le Finale : Allegro ma non troppo, est un monument de la musique schumannienne, brillant par sa pugsance, la splendeur des sonorités. Il est difficile à analyser tant sont nombreuses les mélodies, les idées qui alternent avec un refrain énergique, présenté par le piano. Son élan est cahné par quelques "haltes" : phrases murmurées, parfois un peu plaintives, avant un nouveau départ du rythme initial. Le piano apporte une première conclusion, intime et poétique au mouvement. Intervient alors un immense et puissant double Fugato, témoin de la passion de Schumann pour le contrepoint. Après une série de strettes, l'élan est brusquement interrompu par une note de fantaisie gracieuse. La coda, joyeuse, conclut dans une grande envolée cette page monumentale.


programmes 
moments musicaux 

Et pourquoi pas d'autres extraits du Quintette pour piano et cordes de R. Schumann ... ?