Saint Pierre de CHATELOY

Commune d' HERISSON (ALLIER)

Guide historique et artistique



Vue de l'Eglise

"Nous ne répéterons jamais trop que si les sanctuaires et leurs oeuvres d'art sont en péril, c'est un merveilleux cordon ombilical qui se trouve lui-même en danger : celui qui nous relie au passé dont l'avenir se nourrit".


Extrait de " églises en ruine,
Eglise en péril "
de Michel de Saint Pierre. 


... et voici comment la musique est venue au secours des vieilles pierres...

I.C.


TABLE DES MATIERES


    I - PREFACE

    II - BREF HISTORIQUE

    III - VISITE EXTÉRIEURE

    IV - VISITE INTÉRIEURE

    • a) Architecture (voir plan)

    • b) Les peintures
      • La fresque de saint Principin
      • Les peintures dans le choeur
      • Les arcs
      • La chapelle seigneuriale
      • Saint Christophe
      • Ex-voto
      • Peintures décoratives dans le collatéral
      • Chapiteaux
      • Nativité

    • c) Statuaire
      • Saint Pierre
      • Saint Marc
      • Le Christ en Croix
      • Vierge à l'enfant
      • Culots
      • Pierre sculptée
      • Autel dans la chapelle de la Vierge

    • d) Mobilier
      • Coffre
      • Lutrin
      • Chaise double
      • Candélabres en fer forgé

    V - POSTFACE

    GLOSSAIRE


    I - PREFACE

    photo 1 Le visiteur qui, de nos jours, aborde l'église Saint-Pierre de CHÂTELOY a du mal à imaginer qu'il y a 30 ans, il aurait hésité à y pénétrer. Avec les lézardes qui zébraient le grand Christ de l' abside , les peintures murales cloquées ou à peine visibles, les infiltrations d'eau par les toitures, les enduits et pierres qui se détachaient de la voûte, son état était alarmant. (photo1)

    Émue par ce spectacle de désolation et soucieuse de préserver ce patrimoine local, une petite équipe a créé en 1967 un Festival de Musique avec l'espoir de récolter des fonds pour entreprendre sa restauration et, parallèlement, promouvoir la grande musique.

    Financés conjointement par le Festival, le Conseil Général de l'Allier et l'Etat, les chantiers se sont suivis pendant 25 ans, assurant une rénovation complète de l'édifice.

    Le touriste d'aujourd'hui peut entrer en toute sécurité et contempler l'heureux résultat de cette restauration, en faisant le parcours extérieur et intérieur que ce petit guide lui propose.





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    II - BREF HISTORIQUE

    Occupé depuis la préhistoire, le site de CHÂTELOY correspond à l'ancienne cité gallo-romaine de Cordes. Le nom remonte à l'appellation latine Castellum Oculi, Castel-sur-Œil, rivière devenue l'Aumance.

    Déjà éprouvée par la grande invasion de 257, la ville de Cordes fut détruite par les Wisigoths en 475. Délaissée quelque temps, la localité subsiste au Moyen-Âge et reprend de l'importance comme paroisse chrétienne d'abord et comme siège d'un prieuré bénédictin par la suite.

    L'actuelle église romane a été précédée au début de notre ère par un temple païen, auquel ont succédé une église primitive, où saint Principin a accompli un miracle, et une chapelle carolingienne.

    Construite au 12' siècle, elle fut consacrée en 1170, comme en témoigne une date gravée dans le choeur. A l'origine église d'un prieuré, elle dépendait de l'Abbaye Royale de Saint-Cyran en Brenne, diocèse de Bourges. Rattachée au 13' siècle au chapitre collégial d' Hérisson , elle resta l'église paroissiale de cette ville jusqu'en 1725, époque où, pour des raisons de commodité, fut élevée à Hérisson même l'ancienne église Notre-Dame, détruite lors de la construction de l'église paroissiale actuelle.

    Vendue à la Révolution comme Bien National, l'église de CHÂTELOY fut acquise par Jean Gilberton le 26 Germinal, an 7. Son fils en fit don à la commune d'Hérisson, le 23 novembre 1852. Depuis cette date, réaffectée au culte, elle dépend du diocèse de Moulins. Le 22 janvier 1909, elle fut classée Monument Historique.

    Résumé des travaux entrepris depuis le classement :

    1911 : travaux de simple entretien et pose de témoins

    1936 : démolition d'un appentis sur la face sud du clocher

    1938 : consolidation de la charpente du clocher

    1944 : réparation de la flèche endommagée par la foudre

    1949 : remplacement des vitraux brisés

    1969 - 1992: restauration globale à l'initiative et avec la participation financière du Festival. Celle-ci correspond aux économies réalisées entre 1967 et 1974 par la Section "Arts et Musique" des AMIS DU VIEIL HERISSON et celles faites par le FESTIVAL DE MUSIQUE EN BOURBONNAIS entre 1975 et 1991.

    Traduits en Francs constants 1992, l'investissement global se monte à 1 500 800 F, dont le Festival a fourni 470 000 F.


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    III - VISITE EXTÉRIEURE

    photo 2 Du haut de son promontoire, l'église Saint-Pierre de CHÂTELOY commande le paysage et cette vallée de l'Œil où, d'après la légende, saint Principin fut martyrisé au 4' siècle. Elle s'impose de loin aux regards par sa situation privilégiée au bord d'un ravin.

    A l 'extérieur, le visiteur admirera surtout le panorama, en entrant dans le cimetière, et la beauté de l'appareil des murs.

    Avant d'emprunter le couloir conduisant vers l'église, on passe à côté d'un couvercle de sarcophage, orné d'une longue croix, taillée en bas-relief. La maison à droite est l'ancien logis du prieur.

    Sur la face nord du clocher on découvre des pierres de remploi dont l'une représente une déesse-mère et l'autre la lune et le soleil (photo 2).

    L'actuel portail d'entrée a remplacé au 16e siècle une ancienne porte trilobée, dont l'image figure sur la fresque de saint Principin. Ses vantaux, décorés de "plis de serviettes", tout comme la serrure et les pentures, ont été classés en 1918.

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    IV - VISITE INTÉRIEURE

    a) Architecture

    Plan de l'Eglise Le plan irrégulier du monument comporte une nef de quatre travées , dont le mur sud suit la forme du terrain. Prolongée à l'est par une abside en hémicycle, l'église possède un unique bas-côté au nord qui se compose, lui aussi, de quatre travées et d'une absidiole en hémicycle. Un clocher à base carrée, s'élève au-dessus de l'une des travées du bas-côté et une chapelle seigneuriale ouvre sur la travée la plus orientale.

    Les parties les plus anciennes de l'édifice sont à rechercher dans le mur ouest qui clôt la nef : certains fragments du parement de pierre proviennent probablement d'une chapelle pré-romane. Cependant, l'essentiel de la construction s'est effectué, en deux campagnes, au 12'siècle. La chapelle des Villelume et les arcs-boutants appartiennent au style gothique tardif et furent édifiés au 16' siècle. La flèche du clocher dans sa forme actuelle date du 19' siècle.

    L'intérieur mérite une visite détaillée, en raison de la richesse du décor qu'il conserve. La nef est couverte d'un berceau brisé , soutenu par des doubleaux , reçus sur des colonnes engagées au sud, et au nord sur des piles qui reçoivent aussi les doubleaux du bas-côté ; ceux-ci sont couverts d'un berceau plein-cintre à l'ouest, d'une coupole nervée gothique sous le clocher (remplaçant une ancienne coupole sur trompe) et d'une abside croisée d'ogives à l'est. Le choeur est éclairé par trois baies en plein-cintre, soulignées par un arc de même forme et séparées par deux arcs en mitre aveugles , attestant une influence auvergnate.

    b) Les peintures

    La fresque de saint Principin

    photos 3 et 4

    Les peintures murales les plus anciennes sont celles du mur sud ; elles se lisent de droite à gauche et relatent le martyre de saint Principin : le roi des Goths, Agripinus, furieux d'apprendre la conversion de son fils, Principinus, ordonne à un soldat de l'arrêter et de le mettre à mort; le bourreau brandit une hache pour le décapiter dans un pré non loin de CHÂTELOY; tenant sa tête d'une main et prenant appui sur un arbre de l'autre, Principin monte à l'église, où le portier aveugle, Macharius recouvre la vue, après avoir touché les gouttes de son sang et s'en être frotté les yeux; dans une église comportant un petit campanile, image du clocher à l'époque, la tête du saint, nimbée, repose sur l'autel entre deux candélabres ; enfin saint Principin est béni et enseveli. L'ensemble, malgré le sujet tragique, est exécuté avec de vives couleurs et un trait nerveux et date sans doute du 14' siècle (photos 3 et 4, avant et après restauration).

    Les peintures sont fort bien restaurées. Les manques locaux ont été restitués en hachures de manière à ne pas créer d'équivoque au point de vue archéologique.

    Les peintures dans le choeur

    photo 5 Le cul de four de l'abside est dominé par une peinture d'un grand Christ dans sa mandorle, entouré des Évangélistes. Si le sujet appartient à la tradition romane, celui-ci a été peint au 16e siècle. Curieusement, tout en portant les stigmates du Christ, il a un visage de Père Éternel avec sa barbe et ses cheveux blancs (photo 5). Rare aussi de voir les Évangélistes représentés en personne et par leur symbole.

    En dessous, une frise d'anges musiciens accompagne cette étrange figure. Elle date également du 16e siècle. Ces gracieuses silhouettes jouent de la viole, de la harpe, de la trompette, de la flûte et d'un instrument de percussion. Leur ronde se termine à droite par un saint Michel terrassant le dragon, le pendant gauche a disparu.

    Une autre suite de panneaux peints au 15' siècle se trouve entre les colonnettes des baies du choeur : à gauche saint Pierre, patron de l'église est à l'honneur; suivent saint Paul et, groupés par deux, saint Jean et saint Antoine plus à droite encore, même disposition pour deux saintes, dont sainte Madeleine avec son vase de parfum et sainte Catherine d'Alexandrie.

    L'ensemble des peintures décrites jusqu'ici a été classé en 1909, en même temps que le bâtiment. Leur restauration a été réalisée en 1970.

    Les arcs

    photo 6

    Un riche décor de fleurs stylisées et de motifs géométriques orne les arcs dans les différentes parties de l'église. Dans le fond de la nef, les intrados montrant, l'un, des marguerites schématisées, et l'autre, un rinceau de fleurs d'églantines (photo 6), méritent une attention particulière. Cette ornementation se poursuit dans le bas-côté avec des enroulements de lierre, des sarments de vigne, des branchettes de cerisier et d'autres thèmes, inspirés par la nature.

    En complément, on trouve des motifs au pochoir d'une grande variété. on pense qu'autrefois tous les murs étaient couverts de peintures.

    La chapelle seigneuriale

    Dans cette chapelle édifiée au 16' siècle, une litre funéraire court le long des murs, se prolonge dans la chapelle de la Vierge et sur les piliers du collatéral. Le motif central est la représentation d'un chevalier, le visage masqué par un heaume, visière abaissée. Sa tête, recouverte d'un cuir rouge protégeant la nuque, est surmontée de cornes agrémentées de plumes, qui servaient à le reconnaître au combat.

    S'ajoute une série de dessins héraldiques, où l'écu, partagé en deux, porte à la fois les armoiries de la famille de Villelume, alors propriétaire du fief et du château voisin de la Roche-Othon, et celles de l'épousée ( hermines et merlettes). Sur le blason des Villelume figuraient dix besants d'or ou d'argent sur fond d'azur.

    Côté nord, les restes d'un vitrail aux couleurs vives décorent l'unique fenêtre. Au milieu, l'esquisse d'une entrée de château.


    Saint Christophe

    C'est également à une dame Villelume, Esperance Desauzay, que l'on doit probablement le grand saint Christophe, naturellement placé face au portail d'entrée. Conformément à la tradition, le saint porte l'enfant Jésus, dont l'image est très effacée, et traverse l'Aumance, s'appuyant sur un solide bâton. Cette rivière est peuplée de poissons fantastiques, symbolisant les monstres que le saint a dû affronter.

    Si la partie centrale est devenue lisible, il n'en est pas de même de la hutte du saint, dont on devine des fragments en haut à gauche. A titre de témoin, une fenêtre a été aménagée dans l'épaisseur de l'enduit, laissant apparaître une portion de décor plus ancien.

    Parmi les inscriptions gravées au 16' siècle, on remarque, à hauteur des chevilles du grand personnage, celle d' "Esperance Desauzay 1580". Originaire du Montet, elle a épousé Jean de Villelume, seigneur de la Roche-Othon, en 1573. Ex-voto

    Ce dessin à l'épais trait rouge sur un pilier à gauche de l'entrée, malheureusement très abîmé, représente un saint auréolé, tendant la main à un petit personnage appuyé sur une béquille et qui n'est pas forcément un enfant. Par la différence de taille, on a parfois voulu souligner la dimension spirituelle du rédempteur par rapport à l'humain écrasé de malheur. Le geste symbolique du bras préfigure une guérison miraculeuse. C'est l'image traditionnelle placée dans un sanctuaire, en remerciement d'une grâce obtenue.

    Peintures décoratives dans le collatéral

    photo 7

    Cette zone comprend toute la partie du bas-côté située à gauche de l'entrée. En 1991, l'état des lieux était préoccupant, voire critique : des trous dans la maçonnerie du clocher, le bas du mur nord recouvert d'algues vertes, les bandeaux de motifs sur les arcs fortement détériorés. Les trous ont été rebouchés et la base des murs traitée. Quant au décor polychrome que l'on devinait à peine, il a fallu enlever l'épais recouvrement de plusieurs couches de badigeon. Des fragments de motifs au pochoir sont alors apparus, que le fresquiste a ensuite nettoyés et traités selon la méthode habituelle, avant de procéder à leur réintégration picturale. Cette décoration d'un grand intérêt artistique souligne superbement le dessin de l'architecture. Parmi la variété des thèmes, on remarquera les frises de feuilles de chêne-rouvre qui rappellent le lien intime du monument avec son environnement forestier (photo 7) .

    Chapiteaux

    photo 8

    Parmi les chapiteaux qui ont retrouvé leur polychromie, on observera celui placé dans le fond de la nef, face au mur ouest. Il représente Adam et Eve, symbolisés par un coeur et une colombe, séparés par un pommier autour duquel s'enroule le serpent (photo 8). Le thème du serpent revient sur un autre chapiteau, situé au dos de la même colonne et, entre eux, un culot figurant un âne gris et un oiseau renversé. Nativité

    L'unique tableau qui nous soit parvenu représente une Nativité. Cette huile sur toile de l'Adoration des rois Mages, peinte par un anonyme au 16e siècle, constitue le fond d'un ancien triptyque dont les deux panneaux extérieurs ont été dispersés. Trouvée sale et lacérée de coups de couteau, elle a été marouflée, nettoyée et gracieusement restaurée. Placée sur le mur sud, elle Fut alors classée en 1979.

    Par ordre chronologique, les Fresquistes suivants sont intervenus : Messieurs Baudoin, Ostria, Bouquin, Thomas, Raffin, Bourgain, Mercurol et Melle. Crémer.

    c) Statuaire

    Saint Pierre

    photo 9

    Cette sculpture en bois polychrome supposée du 13' siècle, très bien conservée, est l'objet d'art le plus ancien que renferme l'église. Avec sa grande clé, aux dimensions de celle qui ouvre toujours le monument et son regard fixant celui qui le regarde, il a connu les vicissitudes d'un vol et d'une récupération. Maintenant protégé et à l'abri dans sa niche du mur sud, il a été classé en 1972 (photo 9).

    Saint Marc

    La statue en pierre représentant un saint Marc est une oeuvre du 17' siècle, venue enrichir l'église grâce à un double don. Au départ, les débris recouverts de mousse et lichen n'étaient pas reconnaissables. Un nettoyage délicat a permis de dégager le modelé du personnage et après assemblage de l'identifier. C'est un évangéliste, en raison des gestes amorcés : main droite levée en signe de parole, main gauche serrant un livre contre sa poitrine. L'animal à ses pieds étant un lionceau, ce ne pouvait être que saint Marc. Il est installé sur une corniche dans le choeur.

    Le Christ en CROIX

    Ce superbe Christ du 15' siècle, fixé sur le mur ouest, est en dépôt à CHÂTELOY. L'emplacement mérite attention du fait qu'il montre l'appareillage d'une construction antérieure. De très belles proportions, presque grandeur nature, attaché à sa croix d'origine, ce Christ en bois porte des traces de polychromie. L'expression paisible du visage, l'aspect à peine tourmenté du corps en font un crucifié très humain. Sculptée dans un tronc de chêne, cette oeuvre révèle toutes les caractéristiques des productions des ateliers de la Loire, avec une influence bourguignonne.

    Vierge à l'enfant

    Cette petite statue en bois peint, du 18ème siècle, surmonte le tabernacle.

    Culot

    Sous la coupole du clocher, à la base des nervures en pierre, on découvre quatre culots à visage humain, taillés en relief, qui alternent avec des motifs décoratifs.

    Pierre sculptée

    Au passage vers la chapelle funéraire, une pierre servant de socle montre un visage archaïque, à côté d'une colonne. Sa provenance est inconnue - peut-être ce qui reste d'un autel ancien.

    Autel dans la chapelle de la Vierge

    Une table d'autel consacrée, trouvée remisée dans le fond de l'église, a été réinstallée. Complétée par un socle et des demi-colonnes en pierre locale s'harmonisant avec le dessus, elle a pour seul décor une feuille d'acanthe recourbée.

    d) Mobilier

    Coffre A gauche du portail on aperçoit un coffre du 15ème siècle qui abritait autrefois les vêtements sacerdotaux. Il représente la première forme très primitive de ce meuble. Lutrin

    Un peu plus récent, ce meuble est muni d'une petite porte arrondie, donnant accès à un espace de rangement pour les plumes d'oie du moine copiste.

    Chaise double

    D'après la tradition locale, elle servait à la réconciliation des époux qui s'étaient disputés. Candélabres en fer forgé

    Ces nouveaux luminaires ont été conçus spécialement pour cet environnement et sont des pièces uniques.

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    V - POSTFACE

    Ce petit guide n'a d'autre but que de mieux faire connaître et aimer l'église de CHATELOY, son passé historique et son intérêt artistique. Sa récente restauration en a fait un joyau du patrimoine local et son site enchanteur attire en toute saison de nombreux touristes.

    Fait à CHÂTELOY, Mai 1996

    Irmgard CACHEUX










    Moyen d'accès :


    . En venant par la N 144, prendre la direction d' Hérisson

    à Meaulne ou Estivareilles.

    . En venant de Paris par l'Autoroute A 71, sortie Forêt de Tronçais, puis N 144, D 11, D 3.

    Les photos sont de :

    - Jean BEAUDONNET

    - Jean-Yves BOURGAIN

    - Christian DESTERNES

      Édition A.T.P. - 51, route de l'Hermitage
      - 03410 PREMILLAT - Tél. 04 70 29 09 79

      Achevé d'imprimer 4° trimestre 1996- N"ISBN: 2.9502433.7. 1.

      Cette brochure est éditée avec le soutien du Conseil Général de l'Allier.

      Réalisation et impression : Imprimerie Franck Deschamps - Montluçon

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      GLOSSAIRE


      Abside : extrémitéde la nef en demi-cercle

      absidiole : petite abside secondaire

      arc en mitre aveugle : arc en fronton au sommet triangulaire

      Berceau brisé : arc en ogive

      berceau plein-cintre : arc en demi-cercle

      besants : àl'origine, monnaie d'or de l'Empire byzantin; en héraldique, disque d'or ou d'argent

      Chêne-rouvre : chêne à feuilles pétiolées

      collatéral :bas-côté

      coupole nervée gothique : coupole à arêtes saillantes

      coupole sur trompe :élément d 'angle permettant de passer du plan carré au plan octogonal

      croisée d'ogives : entrecroisement de 2 arcs brisés portant la voûte

      cul de four : voûte formée d'un quart de sphère vures

      Déesse-mère : déesse de la fécondité

      doubleau  : arc porteur destiné à renforcer une voûte, perpendiculaire à l'axe de l'église

      Feuille d'acanthe :ornement qui reproduit les feuilles très découpées et recourbées de cette plante

      Hermine  : les queues d'hermines sont utilisées en héraldique

      Intrados : face intérieure d'un arc

      Litre Funéraire : bandeau noir horizontal sur lequel figurent l'image symbolique du seigneur et les blasons de ses alliances

      lutrin : pupitre portant un livre de chants liturgiques

      Mandorle  : gloire ovale en forme d'amande entourant le Christ triomphant

      merlette : femelle du merle

      Parement : surface apparente des pierres

      pentures : ferrures qui soutiennent les gonds d'une porte

      pierres de remploi : provenant d'un bâtiment antérieur

      pile : support en maçonnerie, recevant la retombée des voûtes

      plis de serviettes : ornement décoratif utilisé sur les panneaux de menuiserie

      porte trilobée : les trois petits lobes accolés forment un trèfle

      Travée : portion de voûte entre deux doubleaux

      triptyque : panneau fait de trois pièces dont les deux extérieurs se replient sur celui du milieu

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